Ce que révèle le plus souvent un diagnostic
Cinq anomalies reviennent presque systématiquement dans les logements anciens de Dijon et de sa périphérie. L'absence ou l'insuffisance de protection différentielle à haute sensibilité arrive en tête : sans elle, rien ne coupe quand le courant passe par une personne. Vient ensuite l'absence de liaison à la terre, fréquente dans les immeubles du centre où l'installation d'origine n'en comportait pas, ce qui rend inopérante toute protection en aval. Le troisième point concerne la salle de bain : appareillage placé trop près de la baignoire ou de la douche, ou liaison équipotentielle absente. Le quatrième est le matériel vétuste ou inadapté, prises sans obturateur, appareillage fendu, conducteurs sous isolant durci et craquelé. Le cinquième est l'absence de dispositif de coupure d'urgence accessible. Toutes ne se valent pas : un diagnostic liste, il ne hiérarchise pas.

Notre façon de traiter le rapport
Nous reprenons le rapport avec vous, et nous le classons en trois familles. Ce qui touche à la sécurité des personnes passe en premier : protection différentielle, terre, salle de bain, matériel présentant un risque de contact direct. Ce qui touche à la sécurité du bâti vient ensuite : protections mal calibrées par rapport aux conducteurs, points de connexion qui chauffent, circuits surchargés. Ce qui relève enfin du confort ou de l'usage, nombre de prises, éclairage, réserve dans le tableau, se traite si vous le souhaitez, ou pas. Cette lecture change tout sur le coût : un logement peut être rendu sûr sans être refait à neuf, et un rapport chargé ne signifie pas nécessairement une rénovation complète. Nous chiffrons chaque point séparément, pour que vous puissiez décider de ce que vous faites maintenant et de ce qui attendra.
Conformité, attestation et cas particuliers
Il faut distinguer deux choses souvent confondues. La conformité à la norme NF C 15-100 concerne les installations neuves et les rénovations importantes : après ce type de travaux, une attestation de conformité visée par l'organisme de contrôle est demandée pour la mise en service ou son rétablissement par le distributeur. Le diagnostic électrique obligatoire, lui, concerne les installations de plus de quinze ans lors d'une vente, et il ne s'agit pas d'un contrôle de conformité mais d'un état des risques : le vendeur n'est pas tenu de réaliser les travaux, l'acquéreur achète en connaissance de cause. En location, la logique est différente encore : le logement doit répondre aux critères de décence, ce qui rend la reprise des points dangereux nécessaire, indépendamment de l'âge de l'installation. Nous vous disons clairement dans quel cas vous êtes avant de chiffrer quoi que ce soit.
